Les réactions d'après-match
Réactions d'après-match
(19/04/2026)

Quel est votre sentiment après ce nul ?
Ce match est à l'image de notre saison, nous sommes dans la réaction d'une manière globale. On verra en fin de saison si on voit ce match nul à moitié vide ou à moitié plein. Il y a eu une réaction qui donne un petit sentiment positif d'être revenus au score, puisque cela reste une performance de le faire. Les 30 dernières minutes de la première période ont été d'un niveau très faible collectivement alors que les 10 premières avaient été correctes dans ce qu'on voulait mettre en place. Tout le monde était en dessous de son niveau.

Cela fait trois matches désormais qu'on ne commence pas de la bonne manière, c'est décevant et c'est quelque chose qu'on devra analyser. Est-ce un facteur de jeu ou une approche mentale ? J'essaye en tout cas d'avoir le plus d'impact possible par rapport à ça. À la mi-temps, j'ai demandé une réaction, ils l'ont fait. C'est positif parce que la deuxième période était très bonne avec beaucoup d'impact de Simon Adingra, notamment.

Qu'avez-vous demandé à vos joueurs à la pause ?
On a dû les pousser mais on le fait toujours d'une manière ou d'une autre. Pour la première fois à la mi-temps d'un match, j'étais très déçu. On a fait un changement mais ça n'explique pas ce retournement de situation parce que je pense qu'il y avait simplement un meilleur état d'esprit collectif. J'ai un jour devant moi pour analyser et connaître la raison, afin qu'on ne réédite pas cette performance jusqu'à la fin de la saison.

Cette entame de match ressemble à celle effectuée contre le Paris FC ?
En conférence de presse, on m'avait demandé ce que j'attendais du match du PFC. J'avais dit que c'était un bon match pour avoir des réponses parce que je ne connais pas encore mon équipe dans ce contexte de série favorable et face à un adversaire qui n'a rien à perdre. Cela a répondu à certaines questions, et aujourd'hui, ça répond dans ce même sens peu importe le 11 titulaire ou l'approche qu'on veut mettre en place. C'est un aspect que l'on doit gommer en cette fin de saison et on va beaucoup en dépendre. Il y a eu par ailleurs de bonnes choses comme en deuxième mi-temps contre Marseille ou la fin de la première mi-temps contre le Paris FC. Aujourd'hui, cette première période est très décevante.

Au-delà de l'engagement, n'est-ce pas la qualité technique qui était insuffisante en première période ?
Vous savez, il y a des joueurs qui ont raté des choses techniques qu'ils faisaient très bien auparavant. Cela veut peut-être dire qu'on surperforme et que l'on montre notre vrai visage par moment, mais je ne pense pas parce qu'on a fait de bonnes prestations techniques contre de grosses équipes.

Si on regarde le premier but encaissé contre le PFC, il résulte de deux erreurs techniques de passes. Aujourd'hui, on commence par des passes qui finissent hors du terrain et des contrôles ratés. Pour moi, c'est plus cet état d'esprit d'être directement focalisé qui manque. Aujourd'hui, on a mieux commencé mais on prend un but sur corner et un but malchanceux qui résulte d'une situation qu'on aurait dû éviter. Il y a en revanche eu tout ce qu'on voulait mettre en place en deuxième mi-temps.

Pensez-vous que les joueurs se sont relâchés inconsciemment après être revenus à hauteur de Marseille ?
Cela voudrait dire qu'il y a une certaine suffisance mais je ne pense pas. On s'entraîne tous les jours dans un bon état d'esprit et on a tous les ingrédients pour réussir une bonne fin de saison. On a eu des absences dans le onze de départ ces derniers matches mais sommes-nous si fragiles pour avoir moins de cohésion ? Je ne pense pas car on l'a déjà montré par le passé. Il faut tout simplement qu'on maîtrise mieux ces entames de match.

Trouvez-vous votre équipe en difficulté face à des équipes en bloc bas ?
Justement, je trouve qu'on s'est amélioré depuis mon arrivée face à ce genre de situations. On a joué de très bons matches auparavant à domicile dans ce contexte. En deuxième période, face à un bloc bas, on a très bien exécuté les mouvements. Mais pour cela, il faut de la discipline et que tout le monde fasse le travail collectivement. C'est certain que si on a du déchet technique, nous sommes exposés à des transitions.

L'agressivité ? C'est comme ça depuis trois matches et on a cerné ce problème. Nous étions plus réactifs vers l'avant, on l'est peut-être un peu moins parce qu'on a peut-être plus de doutes. Il va falloir qu'on se pose parce qu'on a des approches tactiques pour consolider l'espace ou le milieu de terrain. Au final, sur ces trois matches, ce sont les mêmes choses qui se passent. Il faut donc reprendre l'envie de presser ensemble, comme on l'a fait en deuxième période contre Marseille et aujourd'hui.

C'est un résultat qui ne vous permet pas de profiter des autres résultats...
C'est dommage parce qu'on avait l'opportunité d'être les bénéficiaires des contre-performances de nos rivaux. La semaine passée, eux avaient su profiter de notre défaite. Si on veut avoir l'ambition de les challenger, il faut saisir cette chance, ce sera déterminant jusqu'à la fin de saison. On a utilisé un joker la semaine passée, aujourd'hui, un demi. Il faudra que tout s'aligne très bien pour qu'on puisse espérer une fin de saison en concordance avec nos ambitions.

Un mot sur les coups de pied arrêtés qui peuvent faire la différence dans ce style de match ?
Nous ne sommes pas assez performants. Ce n'est pas une question de démarquage ou de zone, il faut tout simplement que le ballon arrive au bon endroit. C'est une question de qualité, on l'a fait seulement une fois. Quand on exécute, nous avons des opportunités. Le contraire montre pas mal de choses, on va y travailler, les joueurs aussi. C'est certainement un facteur qui peut être décisif, comme Auxerre a su le faire. Nous avons trop d'inconsistance dans ce domaine.

Sébastien Pocognoli - Site officiel AS Monaco

Les joueurs sont déçus et c'est bien, mais je leur ai tenu un discours positif.
Certes, quand on mène 2-0, on se dit que c'est peut-être un point de perdu. Mais je me dis aussi que quand on est à 2-2 à la 60e, qu'on est capable de résister à la furie monégasque, c'est aussi un bon point.

Le plan mis en place sur la première mi-temps a fonctionné à merveille.
Défensivement, on a montré beaucoup de qualité, d'abnégation, et ça c'est important pour la suite.

Après, on savait que Monaco était très fort en pressing, pour récupérer le ballon dans le camp adverse. Le changement tactique à la mi-temps nous a posé des problèmes. Donc chacun a avancé ses pions. Et chacun a eu sa mi-temps. Mais avant le match, si on nous avait dit qu'on prendrait un point ici, on aurait signé.

Pour les prochains matches, il faudra avoir la volonté de regarder les adversaires (Lyon, Angers, Nice, Lille) droit dans les yeux et de montrer nos qualités aussi.
On l'a montré ici par séquences, et on a vu qu'on pouvait mettre même une équipe du niveau de Monaco en difficulté. Il faut qu'on garde cet état d'esprit.

Christophe Pélissier - Le Figaro

Wout, quel est ton sentiment après ce match nul ?
Au vu des résultats du week-end, il y avait une vraie opportunité pour nous de grimper dans le classement. On a bien commencé les 10 premières minutes, mais ensuite notre niveau a été trop faible dans le premier acte, donc nous avons été punis. Si on ne met pas les ingrédients basiques, les adversaires savent qu'ils auront des opportunités. En deuxième période nous avons rectifié cela, la mi-temps était vraiment bonne et on arrive à revenir au score, mais c'est dommage qu'il faille attendre autant pour changer de visage, car ce n'était pas suffisant pour gagner.

Comment expliquer le fait d'avoir cédé à deux reprises défensivement ?
Je pense que c'est un problème collectif, car si on fait un marquage offensif et qu'on est seuls ou qu'on ne met pas la bonne pression devant, toute l'équipe doit couvrir 50 mètres derrière avec des longs ballons dans le dos. C'est vrai qu'Auxerre a des joueurs rapides en attaque en plus, donc si on ne met pas les bases sur le terrain et qu'on ne montre pas le réel état d'esprit du groupe, nous sommes punis.

Cette entame ressemblait un peu à celle face au Paris FC finalement...
Oui c'est vrai, c'est le point commun de nos trois derniers matches où on débute vraiment mal, même celui contre l'Olympique de Marseille où l'on gagne. Il va falloir rectifier cela, car si on veut accrocher les places européennes, il faut mieux démarrer les rencontres. Sinon on courra toujours après le résultat.
Plus difficile face aux blocs bas ? Nous avons réussi à trouver la faille pour le coup en deuxième période, mais le problème c'est qu'on a toujours besoin de prendre un but pour faire ce qu'il faut derrière.

Croyez-vous encore au podium ?
On se concentre à chaque fois sur le prochain match ! Il en reste quatre à jouer, ce sera autant d'occasions de l'emporter. On verra ensuite ce qui arrive.

Un mot sur Folarin Balogun, de nouveau buteur aujourd'hui ?
Évidemment il nous aide beaucoup actuellement. Quand on a un attaquant qui marque autant de buts, c'est que du bon pour l'équipe !

Que vous êtes-vous dit à la mi-temps pour inverser la tendance ?
Qu'il fallait une réaction ! Si on ne joue pas ensemble et qu'on ne travaille pas ensemble, le match se passe et le résultat n'est pas celui escompté. Tandis que si on met tous la même intensité, si on fait tous les efforts, alors on va avoir du plaisir, donc on a eu cette réaction. Le coach ? Il a dit les mots qu'il fallait, car notre première mi-temps était vraiment mauvaise.

Que manque-t-il au final pour l'emporter ?
On revient assez vite, ce qui est bien, et on continue de pousser en ayant quelques occasions, mais malheureusement on ne met pas le troisième. C'est déjà bien qu'on ait réagi malgré tout.
Baisser les bras ? Non, il reste quatre matches, donc tout est encore possible. On sait d'où on vient, donc on est tous ensemble pour obtenir ce que l'on veut.

Wout Faes - Site officiel AS Monaco
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