Les réactions d'après-match
Réactions d'après-match
(02/05/2026)

Bonsoir coach. Quelle est votre analyse de cette victoire ?
Il y a des choses à redire car on ne peut pas être forcément satisfait de l'intégralité de la rencontre. C'était toutefois important de revenir dans un rythme de victoire puisque nous ne nous étions plus imposés depuis Marseille. Cela permet également de poursuivre notre bonne phase retour, afin d'essayer d'aller chercher notre objectif. À cette période de l'année, avec tout ce qu'on a traversé et le contexte du classement, je pense qu'il faut se focaliser sur les trois points. C'est une victoire collective parce qu'il y a eu de l'impact dans ce qu'on voulait changer. Essayons de l'avoir désormais 90 minutes.
Le contenu ? On doit faire mieux et il faut saluer le fait que Metz a bien joué le jeu malgré sa situation au classement. En première période, on leur a donné trop d'opportunités pour qu'ils puissent le pratiquer.

Comment avez-vous trouvé la rencontre de Paul Pogba, titulaire ?
Quand je suis arrivé, j'avais plus ou moins 25 joueurs à disposition. Certains ont enchaîné, certains n'ont pas été disponibles à mon arrivée, d'autres étaient disponibles et ont été blessés, et d'autres ont été blessés plusieurs fois. Paul fait partie des joueurs qui, quand il était disponible, a eu du temps de jeu dans la logique de ce qu'on voulait mettre en place, et forcément il y a eu beaucoup de coups d'arrêt. Le contexte du fait qu'il n'ait plus joué comme titulaire depuis trois ans est aussi un facteur à prendre en compte. Mais à partir du moment où on a un joueur qui s'entraîne de manière intense, dans le schéma d'entraînement qu'on fixe depuis un mois, et que l'on constate certains manquements, on peut forcément chercher des solutions et Paul en était une par rapport à ses qualités balle au pied et son leadership.

Sur son match, on n'a pas pu le voir beaucoup parce qu'on n'a pas été bons avec le ballon et on s'est exposés à beaucoup de pertes de balle. On n'a donc pas su voir toute l'étendue de ce qu'on voulait et on a respecté ce schéma médical de 60 minutes. Si on veut être positif, il a rejoué après autant de temps et il fait partie de cette équipe qui regagne, donc c'est positif. Je pense que tout le monde avait envie de le voir, c'était une opportunité à ce moment-ci de la saison, dans une période où on devait insuffler quelque chose de différent, et on l'a fait.
Sa réactivité ? On n'attrape que du rythme en jouant les matches, c'est une certitude. Beaucoup de joueurs du onze de base n'ont pas su exprimer leurs qualités balle au pied parce qu'on n'a tout simplement pas été assez bons.

Pensez-vous avoir concédé trop d'occasions avant le but de la victoire ?
Venir à Metz n'est pas facile parce qu'on est face à une équipe qui joue sa dernière cartouche pour peut-être encore espérer se maintenir dans l'élite. Ce sont toujours des matches difficiles, on l'a vu cet après-midi avant notre match avec Marseille. Je suis davantage déçu de la qualité technique. C'est positif d'avoir réagi, de revenir au score et d'avoir trouvé les solutions pour inscrire ces deux buts qui viennent de la percussion des entrants, une des notes positives de la soirée. Caio Henrique a en effet notamment apporté de l'impact. On aura davantage de solutions pour ces deux derniers matches.

Qu'avez-vous dit à vos joueurs à la pause ?
J'étais dans l'analyse et dans l'observation de voir comment on allait réagir. À la mi-temps, je n'étais pas content et force est de constater que dès la reprise, nous prenons un coup franc sur un manque d'agressivité, confirmant mon point de vue de la première mi-temps. On a essayé d'apporter une nouvelle impulsion et ça a été mieux après.

Grâce à cette victoire, vous passez à la sixième place devant l'Olympique de Marseille...
La prestation d'aujourd'hui est mi-figue mi-raisin, c'est une certitude. De manière globale, on est toujours dans ce qu'on recherche et on fait une phase retour de grande qualité. Je pense qu'on figure parmi les meilleures équipes, si ce n'est la meilleure avec Paris qui a un match de moins. Nous avons eu une longue saison, beaucoup de blessés, il y a tous ces paramètres à prendre en compte. Nous ne sommes pas toujours parfaits ces quatre derniers matches, mais nous avons été bons en deuxième mi-temps contre Marseille et Auxerre, ainsi que durant les trente premières minutes à Toulouse. Ce n'est pas assez, je le sais. On a été bons une grosse vingtaine de minutes aujourd'hui, on doit essayer d'améliorer ça, et c'est mon rôle d'essayer de trouver une consistance, une fraîcheur mentale et physique pour mettre le onze de base qui peut faire 90 minutes de haut niveau.

Sébastien Pocognoli - Site officiel AS Monaco

Je suis fier des joueurs. C'est une évidence. C'est encore une fois très, très cruel. Je ne vois pas ce qu'on peut faire de plus pour gagner un match cette saison. Ils peuvent être fiers d'eux et moi je suis fier de ce club. On est dernier, on n'a pas gagné depuis X temps et il y avait encore 18 ou 20 000 supporters. Les gens sont là, c'est une ville de foot et ils méritent la Ligue 1 sur la durée.

Dès le départ, les gens avaient les chakras ouverts. Ils avaient envie de venir avec nous et ça fait beaucoup de bien de sentir une énergie positive dans le stade. C'est trop important. J'espère qu'il en sera de même la semaine prochaine contre Lorient, que l'on fasse un vrai match dans l'atmosphère d'un match à domicile et que l'on termine bien ce championnat qui restera très compliqué pour tout le monde.

Justement, quelles attitudes attendez-vous des joueurs pour les derniers matches ?
J'attends ce comportement-là. Dans les têtes, l'après-Nantes a été très compliqué, mais ils n'ont pas lâché et ils sont capables de sortir des matches comme ça. On va terminer cette saison dans cet état d'esprit, avec du travail, le respect des valeurs du club et la volonté de contenter ce public qui a vécu une saison difficile. Les joueurs aussi, le staff aussi, tout le monde.

N'avez-vous pas des regrets quand vous voyez cette équipe jouer comme ça ?
Les regrets, je les ai depuis un moment mais on ne peut pas réécrire l'histoire. Il y a eu un enchaînement de faits. J'ai appris beaucoup de choses sur le tard quand je suis arrivé, mais je suis fier du travail accompli avec le staff et les joueurs parce qu'ils ont suivi, malgré les limites du moment. On ne peut pas refaire la saison, mais il y a eu beaucoup de réajustements à faire et, en trois mois, je pense que j'ai gagné cinq à six saisons d'expérience. Ça a été très, très agité.

Vous projetez-vous sur la suite ?
La saison est ignoble pour moi. J'ai battu le record (de matches sans victoire) sur deux bouts de saison. Je m'en fous de ce record, mais la réalité, c'est que j'ai perdu des points avec le Sporting parce qu'il n'y avait pas la VAR et j'en ai perdu avec Metz parce qu'il y avait la VAR. Ça aussi, c'est un record ! On fera le bilan avec la direction. J'ai des choses à dire, mais ça restera entre la direction et moi, les joueurs et moi. Je n'ai rien à cacher hein, mais si j'avais quelque chose à refaire, je ne serais pas arrivé seul. Je ne dis pas ça contre le staff, mais c'était une perte de temps, c'était trop compliqué. J'ai ce regret-là. Voilà, j'ai plongé tête la première, j'en ressors bien brulé, mais je ne regrette rien. Ce n'est pas le style de la maison. On verra bien de quoi l'avenir sera fait.

Benoît Tavenot - Le Républicain Lorrain

Bonsoir Maghnes, on imagine que cette victoire qui s'est dessinée en toute fin de match fait vraiment du bien ?
Oui ! C'est une victoire primordiale pour nous en cette fin de saison. On sait que chaque point compte. Bien sûr, on se dit qu'on pouvait clairement mieux faire sur ce match, mais nous sommes vraiment contents de prendre les trois points et de revenir dans un match en étant menés, car ce n'est jamais simple, surtout à cette période de l'année.

L'Europe est encore envisageable. Quel est l'objectif pour la fin de saison désormais ?
Écoutez, on prend vraiment les matches les uns après les autres. Cela va aussi dépendre des autres équipes, mais il nous reste deux gros matches et on veut finir le plus haut possible. Évidemment, on veut jouer l'Europe la saison prochaine, néanmoins pour ça, on va essayer de gagner les deux dernières journées.

Qu'est ce qui a fait la différence en seconde période ? Peut-être le talent individuel de certains joueurs ?
Oui, on a un petit peu réagi à la situation. Je pense que dès le début, on aurait dû jouer, prendre des risques et combiner comme on l'a fait ensuite. Maintenant, il faut souligner qu'on a bien rebondi aussi et l'important est de se servir de ce genre de match pour pouvoir bien commencer et bien finir chaque rencontre.

En tant que partenaire, comment vous avez vécu la première titularisation de Paul Pogba depuis près de trois ans ?
Franchement, je suis vraiment content pour lui. Il m'a dit juste avant le match que ça faisait environ 4 ou 5 ans qu'il n'avait pas joué plus d'une mi-temps donc c'est assez fou ! Pour moi, c'est un plaisir de jouer avec lui, et pour l'équipe, c'est aussi une fierté.
Comment je l'ai trouvé ? Écoutez, il était dans le rythme, il essayait de faire ses petites passes (sourire), je l'ai senti plutôt bien ! Après cinq ans, je trouve qu'il a une grosse force mentale pour revenir. En tout cas, on est là pour l'encourager et on est contents de l'avoir avec nous. Après le match, il était heureux, un peu comme un gamin (rires), parce que ça fait quand même très longtemps qu'il n'avait pas été titulaire !

Maghnes Akliouche - Site officiel AS Monaco
Partager sur :