
Pour la 23ème journée de Ligue 1, l'AS Monaco (8ème) se rend chez le RC Lens (1er).
Pendant que les lensois préparaient tranquillement la rencontre, après avoir retrouvé le fauteuil de leader le week-end dernier avec leur large victoire chez le Paris FC (0-5), les monégasques étaient sur la pelouse du Louis-II mardi en Ligue des Champions face au Paris Saint-Germain (défaite 2-3).
Avant la manche retour qui aura lieu mercredi prochain, les joueurs de Sébastien Pocognoli vont devoir prendre des points en Artois, et ils auront fort à faire car Lens, depuis le début de la saison, est intraitable avec 52 points pris en 22 journées avec 17 victoires, 1 nul et 4 défaites (42 buts pour et 17 contre).
Dans le même temps, Monaco n'a pris que 31 points (9 victoires, 4 nuls et 9 défaites avec 35 buts pour et 34 contre), le match aller a été nettement en faveur des lensois, vainqueurs 1-4 sur le Rocher.
Sur la forme du moment (5 derniers matches de L1), le RCL compte 4 victoires et 1 défaite (11 buts pour et 4 contre), l'ASM a un bilan de 2 victoires, 2 nuls et 1 défaite (8 buts pour et 4 contre).
À Bollaert, Lens a joué 11 matches, perdant le premier contre Lyon (0-1, J01) et gagnant les 10 suivants : Brest (3-1, J03), Lille (3-0, J05), Paris FC (2-1, J08), Marseille (2-1, J09), Lorient (3-0, J11), Strasbourg (1-0, J13), Nice (2-0, J16), Auxerre (1-0, J18), Le Havre (1-0, J20) et Rennes (3-1, J21).
Monaco a l'extérieur, c'est toujours autant compliqué avec seulement 9 points engrangés en 10 déplacements, avec 2 victoires (mais aucune depuis le 29 octobre 2025), 3 nuls et 5 défaites (10 buts pour et 15 contre).
L'Historique entre les deux clubs est aussi nettement en faveur des joueurs du Pas-de-Calais.
En 57 matches de championnat (L1 & L2), le bilan monégasque est de 13 victoires, 21 nuls et 23 défaites (61 buts marqués et 83 encaissés).
Sur les 5 dernières saisons, le bilan est encore en défaveur de l'ASM qui n'a gagné qu'une seule fois (2-3 en 2023-24) pour 2 nuls (0-0 en 2020-21 et 2-2 en 2021-22 et 2 défaites (3-0 en 2022-23 et 4-0 l'an passé pour clore la saison).
Sébastien Pocognoli est revenu sur les nouvelles absences (sûres pour suspension et possibles) contre Lens et devra faire tourner dans le Pas-de-Calais.
Philipp Köhn a dû s'employer contre le PSG, et en l'absence de Hrádecký, sera encore dans le but pour les prochains matches.Le point sur le groupe ?
Maghnes, toujours en raison de son mauvais mouvement contre Nantes et Denis, avec l'enchaînement des matches et son historique de blessures, sont incertains pour le match. On verra ce qu'il en est après la séance de demain, mais il faut qu'on fasse attention.
Ansu sera lui potentiellement de retour, mais il doit aussi se tester. Concernant Christian, on est plutôt sur un retour la semaine prochaine.
Il va avoir deux-trois entraînements très importants, surtout qu'il a fait une première très bonne séance complète avec les réservistes hier. Si dimanche il atteint le même niveau avec les joueurs qui n'ont pas joué à Lens, alors on aura le feu vert pour lui donner un nouvel élan sur cette fin de saison et j'espère qu'il pourra montrer l'importance qu'il peut avoir dans l'équipe. Sans oublier les suspensions des deux joueurs (Vanderson et Golovin) qui sont déjà connues.
La nécessité de faire tourner ?
On essaye de prendre les meilleures décisions pour être le plus constant possible sur le moyen terme. C'est le cas depuis que je suis arrivé ici, dans une dynamique où il fallait gérer des joueurs blessés qui ont eu des rechutes pour certains, donc il faut faire attention à ce passif. Mais on essaye aussi de donner la meilleure charge possible à l'entraînement, par rapport à la récupération mentale aussi. Il faut savoir trouver un juste milieu en fonction du travail qu'il y a pour pouvoir préparer le match. Je pense que cette deuxième partie de saison va aussi se jouer sur cet aspect mental, donc on travaille sur ça. Il faut rester optimistes et positifs, car c'est la meilleure clé pour moi, pour enchaîner de la meilleure des manières.
Le choc contre Lens ?
Nous prenons les matches les uns après les autres, car le calendrier fait qu'on a une très belle semaine en termes d'adversaires, puisqu'on se rend samedi chez le leader de Ligue 1 qui est très solide à domicile (10 victoires de rang, ndlr). Avant d'aller mercredi sur le terrain du tenant du titre de la Ligue des Champions. C'est donc un beau challenge pour nous, qu'on prend avec ambition, comme je l'avais dit avant le match aller contre Paris à domicile. C'est le mot d'ordre, même si on avance avec un groupe réduit, des incertitudes, mais on va essayer de trouver les meilleures solutions, car on en a encore. En tout cas, il faudra montrer un grand état d'esprit solidaire et collectif.
Le barrage aller de C1 contre Paris ?
Il y avait un double sentiment après le match, car la manière de l'aborder était juste et les joueurs ont été dans ce qu'on voulait faire. On jouait sur le papier face à une équipe très forte, et malgré tout il y a eu des regrets par rapport à la physionomie du match. Donc c'était un mélange entre de l'espoir, de la fierté mais aussi de la déception. Ensuite c'est à nous en rentrant dans le vestiaire de choisir un camp, et le staff doit donner cet élan. On a décidé de remettre les points sur les i concernant ce qui nous avait déçu, avant d'enchaîner directement sur ce qui allait venir, car pour moi le switch mental du côté positif était très important à faire.
Hier, les joueurs titulaires ont eu leur jour de récupération, d'autres ont joué un match amical avec le Groupe Elite (Jules Stawiecki, Samuel Nibombé, Ilane Touré, Stanis Idumbo et Paris Brunner, ndlr), et les remplaçants ont eu un entraînement individuel très poussé avec une très bonne qualité ! D'ordinaire, c'est une séance difficile en lendemain de match pour ceux qui n'ont pas ou peu joué, mais là elle était très bonne, ce qui montre que tout le groupe est concerné. Aujourd'hui nous nous sommes donc retrouvés pour la première fois, et nous avons posé les bases pour le prochain match.
Les similitudes entre Lens et l'Union Saint-Gilloise ?
Il y a beaucoup de ressemblances en effet entre Lens cette année et l'Union de la saison dernière, que ce soit au niveau du système, de l'animation et du profil des joueurs, en ayant analysé le RCL. Il y a de la ferveur aussi autour de l'équipe, d'autant plus qu'ils sont en tête de Ligue 1. Je ne sais pas comment leur exercice va se terminer, mais en tout cas, ils ont leur sort entre leurs mains et ont la possibilité de faire quelque chose de beau en fin de saison.
C'est une équipe qui a une bonne dynamique à domicile, mais ont aussi des zones à explorer pour nous. On va faire le maximum pour jouer notre jeu, avoir de l'ambition mais aussi répondre à leurs qualités. Je ne sais pas si leur série continuera, mais le match de samedi va demander beaucoup de consistance physique de notre part. En tout cas, ils ont beaucoup de volume dans leur jeu et du fait du profil des joueurs. Le titre ? L'équipe la plus constante sur l'ensemble de la saison l'emportera.
Le match aller en Principauté ?
Lens a beaucoup de joueurs qui ont un taux de succès élevé dans le pressing haut, notamment au milieu de terrain, même si nous sommes la deuxième équipe en France à exceller à ce niveau-là. Nous allons donc essayer de garder cela, car c'est notre ADN. Au match aller, nous avions fait une première mi-temps cohérente, mais nous avions donné deux buts faciles. Nous avions eu des bonnes séquences entre les lignes balle au pied en se créant d'ailleurs des occasions, mais nous avions été plombés par un carton rouge injuste qui avait enterré totalement nos espoirs de revenir dans la partie. En revanche, nous avions déjà fait face à une équipe assez remarquable dans la concrétisation des opportunités.
Le pressing ? Il dépend des profils que l'on a, même si on peut garder une certaine philosophie et certains principes, car il nous manque pas mal de joueurs dans le secteur offensif, mais on va toujours essayer de rester cohérents par rapport à ce que l'on propose. Contre Paris, à 2-0, on a un peu reculé et c'était dommage car j'aurais bien voulu qu'on continue, mais on s'est un peu arrêtés après le penalty qui a été un frein je pense. Il faut donc essayer de rester cohérent en fonction de l'équipe que l'on pourra mettre en place.
Quel type de match face aux Sang et Or ?
On va jouer contre une très bonne équipe à domicile, donc la possession sera certainement de leur côté. Maintenant on essaye toujours d'avoir un plan de jeu pour être dominant avec ou sans ballon, car on essaye de l'être le plus possible. Contre Paris on n'a pas réussi à jouer comme on le voulait, on a peut-être été trop directs par moments. À Lens, il y aura sûrement plus de transitions, mais on verra, cela dépendra des deux équipes.
Le discours aux joueurs ?
J'essaye toujours d'être le plus ambitieux possible et d'être surtout stable par rapport à nos ambitions, car parfois quand on est hors de la réalité, on peut perdre la confiance des gens qui nous entourent. Je suis toujours pour l'optimisme et le fait de viser le plus haut. Il faut être cohérent et si on l'est, on aura des chances de se qualifier pour l'Europe, donc mon mot d'ordre c'est d'y croire le plus possible ! Nous devons malheureusement composer avec des choses qui peuvent altérer cette ambition, notamment les nombreuses absences, mais si on fait bloc et qu'on pense de la même manière dans les bons comme dans les mauvais moments, on peut essayer de se frayer un chemin dans le finish pour aller chercher quelque chose de bien.
Les cartons rouges ?
C'est une question qu'on me pose beaucoup cette année, donc j'espère qu'on ne me la posera plus. Il y a différents facteurs qui expliquent cela : celui de vouloir être agressif mais de la mauvaise manière ou de ne pas l'utiliser à bon escient ; le deuxième est d'ordre physique, mais c'était le cas plutôt il y a plusieurs mois. Et ensuite, si on reparle de celui qu'on a eu contre Lens justement, il y a aussi certaines décisions qui nous sont défavorables. Concernant le dernier qui a été donné à Golo en championnat contre Nantes, il est hors contexte. Selon la sensibilité de l'arbitre, certains ne l'auraient pas donné, d'autres oui. En revanche, je suis d'accord pour dire qu'il y a trop de cartons rouges, ce qui fait qu'il est très compliqué de trouver un onze de base cohérent pour les automatismes et d'avoir une constance, qui est pour moi le mot d'ordre.
J'ai parlé en tout cas à Golo, comme je parle systématiquement avec chaque joueur après une situation de match comme celle-ci. J'ai communiqué avec lui après le match, puis on a laissé passer la journée d'hier pour en parler de manière plus posée et avec plus de recul aujourd'hui. Il a conscience que ce n'était pas une bonne chose pour l'équipe, même s'il n'y avait pas l'intention de nuire au collectif, puisqu'il avait été très important dernièrement sur les buts inscrits par l'équipe sur les derniers matches. C'est ce qui est d'autant plus frustrant, car il était décisif dans cette position plus axiale. Cette expulsion était logique même s'il voulait juste passer devant le joueur, mais ça se joue à une fraction de seconde. Mais il est certain que sur Nantes, on est en droit d'attendre une meilleure gestion des émotions de sa part.
Le onze contre Lens ?
Je trouve qu'on a été cohérents dans beaucoup d'approches de matches, même s'il y a toujours une remise en question et une part de risque dans les décisions qu'on prend. L'an passé j'en prenais moins à l'Union, tout simplement parce que quand un joueur était blessé, il y avait le même profil sur le banc. Cette année, le facteur risque est beaucoup plus élevé avec pas mal de profils différents, des changements de systèmes qui sont contraints par les nombreuses absences et qui font qu'on doit prendre des décisions risquées. En revanche, dans les matches importants ou contre les grandes équipes, on a toujours été dans la bonne approche si l'on excepte celui contre le Real Madrid. Pour Lens, je dois attendre le check-up médical de Maghnes et Denis, mais le système et l'animation sont en tout cas déjà bien ancrés dans ma tête.
L'atmosphère de Bollaert ?
Je pense que leur succès cette année vient du collectif, car il y a une belle synergie entre le staff, les joueurs et le public.
Le stade ? Je ne l'ai jamais connu en tant que joueur ou en tant que coach, donc j'ai hâte de pouvoir découvrir cette belle ambiance, dans une région minière qui me rappelle le milieu d'où je viens à Liège et les racines de ma famille. C'est un match que j'attends avec impatience donc, et j'espère que ce sera une belle soirée pour notre équipe, car si cela peut être combiné à l'atmosphère, ce serait top. Ce qui est certain, c'est que pour toutes les équipes il est compliqué d'aller là-bas.
L'historique de l'AS Monaco face à eux en revanche n'est pas très important pour moi, car je ne vis pas dans le passé. En tout cas, Lens reste sur une très bonne série à domicile, c'est le leader de l'élite, et il faudra montrer un très bon niveau pour leur faire mal. J'espère qu'on pourra mettre les bons ingrédients, avoir une bonne entraide entre les coéquipiers et une bonne dose de réalisme quand on aura des opportunités devant le but.Sébastien Pocognoli - Site officiel AS Monaco
Sébastien Pocognoli doit se passer de Vanderson et Golovin suspendus, et des habituels blessés Cabral, Dier, Hrádecký, Mawissa, Minamino, Ouattara, Pogba et Salisu.Sa performance face au Paris Saint-Germain ?
J'ai essayé de faire de mon mieux et je pense avoir réalisé de bons arrêts. La seconde période a été un peu plus difficile, mais nous avons su bien défendre ensemble. Après la pause, nous n'avons encaissé qu'un seul but, ce qui nous permet de conserver une chance pour le match retour. C'était d'ailleurs l'objectif de l'équipe : maintenir le score et rester dans la course.
L'état d'esprit après le barrage aller ?
Je suis forcément déçu, parce que nous avions très bien commencé et mener 2-0 donne envie d'aller chercher encore plus. Malgré cela, le score laisse encore des possibilités et c'est le point positif. Maintenant, notre priorité redevient le championnat, qui est le plus important à court terme et nous penserons au match retour ensuite.
La solidité de l'AS Monaco en championnat ?
Elle est due à l'investissement de toute l'équipe, pas seulement la défense, car nous sommes revenus aux bases. Le travail commence par le pressing des attaquants et le repli de tout le monde. Nous essayons de défendre notre but du mieux possible et nous l'avons encore montré, même en infériorité numérique. Si vous gardez votre cage inviolée, un seul but est suffisant pour gagner. Aujourd'hui, notre objectif est clair : rester simples, efficaces et solides. Offensivement, nous avons la qualité pour marquer et nous l'avons prouvé contre Paris. Il nous faut simplement trouver le bon équilibre.
La gestion des temps faibles face au PSG ?
Je ne dirais pas que nous avons baissé physiquement ou mentalement. Le vrai problème a été l'équilibre dans notre pressing car face à des joueurs de cette qualité, cela se paie. Nous avons aussi beaucoup défendu et courir constamment après le ballon est épuisant. L'objectif en seconde période était de mieux gérer ces moments, mais le fait d'être en infériorité numérique a modifié le plan. Il reste un match retour pour faire mieux.
Passer de la C1 au championnat ?
Pour moi, ce n'est pas difficile de switcher. Nous savons que Lens est un adversaire compliqué et qu'ils ont montré toute la saison leurs qualités. L'ambiance sera très forte au stade, ce qui demande encore plus de motivation. Personnellement, j'ai hâte de jouer là-bas. La saison dernière, je n'étais pas satisfait du résultat donc j'ai envie de faire beaucoup mieux cette fois et repartir avec les trois points.
L'atmosphère à Bollaert ?
Dans ce type de stade, il faut être prêt dès la première minute. Il ne faut pas offrir d'occasions faciles, de touches ou de corners qui pourraient enflammer le public. La concentration doit être maximale dès le début. Si nous démarrons bien et que nous parvenons à marquer tôt, l'atmosphère peut rapidement changer. C'est l'objectif que nous devons avoir dès le coup d'envoi.
L'évolution depuis le match aller face à Lens ?
Il avait été marqué par un carton rouge, ce qui est regrettable. Depuis, nous avons progressé, même si nous devons encore trouver le bon équilibre entre aller presser haut et rester plus compacts. Le pressing est un travail collectif et c'est un point que nous devons continuer à améliorer. En défendant haut et en récupérant le ballon rapidement, nous nous créons des occasions parce que le chemin vers le but est plus court. C'est notre identité et nous devons poursuivre dans cette voie.
Quand je parle d'équilibre, je fais surtout référence au pressing sans ballon. Si les attaquants déclenchent mais que les milieux ne suivent pas, des espaces apparaissent entre les lignes. C'est une question de timing et de coordination collective. Nous travaillons dessus et il s'agit surtout de trouver le bon moment pour y aller.
L'importance de cette rencontre pour la fin de la saison ?
Oui, il l'est ! Nous sommes sur une bonne dynamique en termes de résultats. Défensivement, nous sommes plus solides, même si offensivement nous pouvons encore mieux convertir nos occasions. Nous voulons jouer l'Europe la saison prochaine, donc chaque rencontre compte. Lens est un adversaire fort, nous devons être prêts dès la première minute. Nous nous concentrons pleinement sur ce match, avant de penser à la suite en C1.Philipp Köhn - Site officiel AS Monaco
Akliouche est laissé au repos pour soigner sa hanche touchée contre Nantes, 20 joueurs sont convoqués dont 3 gardiens.
Idumbo et Brunner sont présents.
À Lens, Pierre Sage est revenu sur la victoire au PFC, a suivi avec intéret le match entre l'ASM et le PSG mardi, et veut gagner un titre en fin de saison.
Face à l'ASM, le coach artésien doit se passer des blessés Antonio, Baidoo, Gradit, Gurtner et Sangaré.Après une victoire 5-0 sur le terrain du Paris FC, voit-on encore des choses à corriger ?
Le score est très positif et je dirais même très flatteur, parce que lorsqu'on a revisionné le match, on s'est aperçu que les débuts de chaque mi-temps étaient perfectibles. Dans tous les cas, on a été très efficaces dans notre manière de gérer à la fois les attaques rapides et certaines attaques placées. Sur le plan défensif, ça a été bien aussi. Il y a beaucoup de sources de satisfaction, mais il y a toujours des petites choses qu'on cherche à améliorer de manière à avoir de plus en plus d'arguments et à maintenir nos ambitions.
Comment avez-vous observé la performance réalisée mardi par le PSG, avec qui vous êtes en course pour le titre et qui a d'abord été mené 2-0 à Monaco avant de l'emporter 3-2 ?
Même mené 2-0, même en loupant un penalty, les parisiens ont été capables de l'emporter. Donc la performance consistant à retourner un match comme celui-ci, en revenant à 2-2 avant la mi-temps après avoir loupé un penalty, est déjà de très haut niveau. Et encore une fois, c'est une équipe qui décide un peu de ce qu'elle fait de ses matches. À partir du moment où elle décide de l'emporter, elle fait tout ce qu'il faut pour y parvenir. La prestation de Désiré Doué est de très, très haut niveau aussi. Il a montré que les reproches qui lui étaient faits après le match précédent n'étaient qu'une petite erreur de parcours. Dans tous les cas, c'est une équipe qu'on respecte au plus haut point. Je pense que, comme l'ensemble des autres clubs européens, on sait tous que le PSG est l'une des plus grandes équipes du monde. Pour l'instant, on s'attache à préparer notre match face à Monaco. Si on arrive à enchaîner dans cette même logique lors des matches qui précéderont le « peut-être rendez-vous » du 12 avril, à ce moment-là, on se tournera vers ça. Mais l'idée, c'est évidemment d'être compétitif et d'avoir quelque chose à jouer à ce moment-là.
Vous avez la possibilité de gagner un 11e match de suite à Bollaert contre Monaco, un record pour le club. Qu'est-ce que cela représente pour vous ?
Pour moi, les records sont plutôt la conséquence d'une manière d'appréhender les choses qu'une cause. Aujourd'hui, on considère que le nombre de victoires à domicile est élevé. Depuis qu'on a perdu lors de la première journée, on a gagné tous nos autres matches. Si on peut maintenir cette dynamique jusqu'à la fin de la saison, ce sera magnifique. Dans tous les cas, on se concentre sur la manière de gagner les matches plutôt que d'être obnubilé par le résultat absolu. On ne changera pas notre manière de jouer. On veut améliorer notre manière de jouer parce qu'on s'est aperçu que, lors de notre match à Paris, certaines choses étaient perfectibles. On se rend compte qu'à partir du moment où on s'occupe de nous, les résultats s'améliorent et nos matches se sécurisent de plus en plus vite. Il n'y a pas de raison de changer notre manière d'appréhender les choses.
Comment vivez-vous cette situation très favorable depuis le début de la saison ? Y a-t-il une fierté particulière ?
Très tranquillement. Je me fiche d'être fier maintenant. Je veux être fier le 16 mai et éventuellement le 23 mai (finale de la Coupe de France). À ce moment-là, ce sera une vraie fierté, parce qu'aujourd'hui, être premier à Mario Kart sur les cinq premiers temps intermédiaires et perdre la course, ça ne sert à rien. Donc l'important, c'est d'être devant à la fin, et c'est là-dessus qu'on se concentre. On est très contents d'être efficaces, mais pas encore suffisamment pour être fiers. Il nous manque encore quelques points.
Vous serez donc déçu s'il n'y a pas quelque chose à la fin de l'année ?
Bien sûr. Aujourd'hui, ce groupe et ce club méritent une récompense. Et la seule équipe qui peut apporter cette récompense, c'est nous. Donc on va s'occuper de nous, et du mieux possible.
Y a-t-il le besoin de se protéger de tout ce qui peut se passer autour de votre équipe ?
Vous savez, il y a toujours eu beaucoup de sollicitations auprès des joueurs, et je dirais même du staff, parce qu'il y a un capital sympathie important autour de cette équipe. À la fois, on en profite, mais on veut aussi le renforcer. Donc on est contents d'être sollicités. Maintenant, on est dans une période où il va falloir être très concentrés sur les éléments qui nous permettront d'atteindre notre ambition. Pour autant, on ne va pas s'inventer une vie qu'on n'a jamais eue jusqu'à maintenant. Puisque le rythme de croisière qu'on a eu jusqu'à présent était plutôt bon dans des conditions de fonctionnement X, on ne va pas les faire évoluer en Y pour une autre raison.
Vous préférez être chasseur ou chassé ?
Mon éducation me force à ne pas tutoyer les sommets, mais à les vouvoyer dans un premier temps, parce que je ne connais pas la température là-haut à un moment estival. Je l'ai connue en hiver, mais pas à un moment estival. Donc on verra ça le moment venu. On verra comment on s'y porte. En tout cas, on le vise et on fait tout pour y arriver. Encore une fois, ce n'est pas une obsession. Cela doit être la conséquence de ce que l'on fait bien. Ce qui est important, c'est de ne pas brûler les étapes, de ne pas manquer ce qui nous permet d'être efficaces à chaque phase. Aujourd'hui, on est donc très concentrés sur la préparation de chaque match, afin d'être le plus performant possible dans la durée et voir si on ne manque pas un peu d'oxygène là-haut.Pierre Sage - Site lensois.com
Il a convoqué 21 joueurs dont Malang Sarr, Ruben Aguilar et la recrue hivernale Allan Saint-Maximin.
Présentation des équipes
| Les faces à faces entre Monaco et Lens | |
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Le classement : | |
| 1er avec 52 points | 8ème avec 31 points |
La forme du moment (5 derniers matches) : | |
| 4 victoires, 0 nul et 1 défaite. 11 buts marqués et 4 buts encaissés. |
2 victoires, 2 nuls et 1 défaite. 8 buts marqués et 4 buts encaissés. |
Les absents : | |
| Antonio (blessé), Baidoo (blessé), Gradit (blessé), Gurtner (blessé), Sangaré (blessé), Sylla (choix). | Akliouche (blessé - hanche), Cabral (blessé - ischios), Dier (blessé - ischios), Hrádecký (blessé - genou), Mawissa (blessé - ischios), Minamino (blessé - genou), Ouattara (blessé - mollet), Pogba (blessé - mollet), Salisu (blessé - genou). |
Les suspendus : | |
| Golovin, Vanderson. | |
Les groupes retenus : | |
| Delplace, Gorgelin, Risser, Aguilar, Celik, Udol, Sarr, Abdulhamid, Ganiou, Musuaku, Bulatovic, Haidara, Bermont, Thomasson, Sotoca, Saint-Maximin, Thauvin, Édouard, Sima, Saïd, Fofana. | Köhn, Liénard, Stawiecki, Caio, Diatta, Faes, Kehrer, Nibombé, Teze, Bamba, Camara, Coulibaly, Idumbo, Touré, Zakaria, Adingra, Balogun, Biereth, Brunner, Fati. |
FIL INFOS
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20/02Ligue 1
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19/02Ligues Europa & Conférence
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18/02Commission de Discipline
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18/02Ligue des Champions
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18/02Groupe Élite
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17/02Réactions d'après-match
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16/02Ligue des Champions
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15/02Ligue 1, les résultats


